Margarita Primas, figure pionnière de l’archéologie protohistorique européenne et membre du comité d'honneur de l'UISPP, est décédée le 28 février 2025, à l’âge de 90 ans. Née en 1935, elle était membre de longue date de l’UISPP et l’une des autorités les plus éminentes de la protohistoire européenne. Primas a innové en étant l’une des premières femmes professeurs à la Faculté des lettres de l’Université de Zurich et l’une des premières femmes à occuper une chaire d’archéologie préhistorique en Europe. Sa carrière de pionnière a ouvert la voie à une nouvelle génération de préhistoriens, aboutissant à la création du laboratoire d’archéologie préhistorique et protohistorique de l’Université de Zurich.
La carrière de Primas a été marquée par des contributions importantes à notre compréhension de la préhistoire alpine. Bien que ses travaux de terrain se soient principalement concentrés sur l’archéologie de la région entre le lac des Quatre-Cantons et le col du Saint-Gothard, son influence s’est étendue bien au-delà de la Suisse. Ses études approfondies sur les contacts culturels à travers l’Europe centrale ont démontré l’étendue de son expertise. En particulier, Primas a apporté des contributions méthodologiquement importantes à l’archéologie funéraire et à l’archéologie de l’occupation du territoire à l’âge du Bronze et à l’âge du Fer, consolidant ainsi son statut de figure de proue dans le domaine.
En tant que mentor respecté, Primas a inspiré et guidé de nombreux étudiants, ouvrant de nouvelles voies à la recherche préhistorique. Son héritage se caractérise par un esprit pionnier, un dévouement indéfectible à la recherche sur le terrain et un impact profond sur l’étude de la préhistoire européenne. L’influence durable de son travail sur notre compréhension des communautés alpines pré- et protohistoriques, associée aux réalisations des nombreux archéologues qu’elle a encadrés, garantit que les contributions de Margarita Primas continueront de façonner le domaine pendant de nombreuses années à venir.